Branle entre potes #5

Le lendemain matin, Jimmy était toujours dans le même lit que moi. Je n’attendis pas qu’il se réveille. Je partis prendre une douche et rejoignis les autres qui étaient déjà en train de prendre leur petit déjeuner.

— Alors, me fit Lilian dans un clin d’œil. C’était bien cette nuit ?

Je décidai de faire semblant de ne pas comprendre.

— Ben oui, de quoi tu parles ?

Romain s’approcha de nous et Lilian n’insista pas.

— Alors, on fait quoi, aujourd’hui ? demanda Clément en mordant dans une tartine de pain.

— On pourrait aller à la plage, non ? proposa son frère.

— Ouais, c’est vrai, approuvai-je.

— Le four de Jimmy ne vous fait plus peur ? demanda Lilian en riant.

— Il fait moins chaud que le jour où on est arrivés, je trouve, remarqua Romain.

Le programme de la journée était donc décidé. Dès que Jimmy se fût levé, nous sommes partis à la plage.

On réussit à se trouver un coin pas trop fréquenté pour poser nos serviettes. Il faut dire que la Côte d’Azur en plein été, c’était noir de monde.

On a rapidement quittés nos-t-shirts pour se retrouver en caleçon de bain.

— J’ai pris de l’huile solaire, dit Jimmy en brandissant une bouteille bleue et jaune.

Puis, en baissant d’un ton, il ajouta :

— C’est mieux que la crème solaire : ça fait reluire nos muscles et ça attire les nanas. Andy, tu m’enduis ?

— Tumenduis ?

— D’huile. Tu veux bien m’enduire d’huile, mon chou ?

— Mon chou ? me récriai-je. C’est quoi ce surnom ?

— Ben tu sais, comme dans la chanson ! dit-il en me passant la bouteille. Chou ! Andy ! Dis-moi oui ! Andy !

— Arrête, t’es con.

Pour le faire taire, j’ouvris la bouteille, versais un peu d’huile sur ma main et lui étalai sur le dos.

— Tu fais le devant, aussi ? dit-il en se retournant.

J’avais terriblement envie de lui dire oui, mais je ne pouvais pas. Pas devant tout le monde.

— Va te faire foutre, répondis-je en lui jetant la bouteille à la figure.

Il termina de se badigeonner d’huile puis nous passa la bouteille bleue.

— Les meufs sont canons ici ! Matez un peu celle-là.

Je suivis son regard. Il parlait d’une belle brune en bikini en train de jouer au beach volley avec deux de ses copines tout aussi bien foutues. On passa quelques minutes à les mater, et je crois bien qu’elles s’en sont rendues compte car leurs regards ne cessèrent de se tourner vers nous.

— C’est l’effet huile, je vous le dis ! plaisanta Jimmy.

Soudain, leur ballon roula jusqu’au pieds de Romain.

— Oh, putain ! Elle vient vers nous ! dit Clément.

— Salut ! dit-elle d’une voix enjouée. Tu peux m’envoyer le ballon, s’il te plait ?

Romain le lui lança.

— Merci ! dit-elle en repartant vers ses copines.

— Mais t’es con, Romain ! s’exclama Jimmy. Fallait pas lui rendre !

— Hein ?

— Ben oui, elle est repartie maintenant !

— Quoi ? Tu crois que j’aurais du lui demander un baiser en échange ?

— Je sais pas, moi ! Fallait faire marcher ton imagination ! Laissez faire le pro.

Jimmy se leva, se passa une main dans ses cheveux blonds mi-longs et se dirigea d’un pas déterminé vers les trois filles. Il échangea quelques mots avec elles et quelques secondes après, il nous fit signe de le rejoindre.

— On va jouer ensemble : filles contre garçons.

Cette partie de beach-volley improvisée fut la meilleure idée de la journée. Romain se révéla être excellent. Il ne ratait aucune passe. Moi, par contre, j’étais le plus mauvais.

— Et sinon, vous êtes là jusqu’à la fin de la semaine ? demanda l’une des filles.

— Ouais, répondit Jimmy. On est dans une villa pas très loin. Vous devriez passer un de ces quatre.

Après la partie, Jimmy échangea son numéro de téléphone avec l’une des filles.

Ce soir-là, on était tous un peu fous d’avoir réussi à approcher et passer l’après-midi avec ces trois superbes filles. Quand on est rentré à la villa, on était tout fiers de nous.

— J’ai un jeu à vous proposer, dit Lilian après qu’on eût fini de dîner. Le jeu du “J’ai jamais”.

— Le jeu du géjamet ? répéta Romain. C’est quoi ça ?

— C’est simple : chacun notre tour, on fait trois affirmations qui commencent par “je n’ai jamais…”. Mais l’une de ces trois phrases est fausse, et les autres ne doivent pas s’en douter.

— Ah oui, je vois. Ça peut être fun, approuva Clément.

— Je commence, dit Lillian. Je n’ai jamais… été à Londres. Je n’ai jamais… fumé de l’herbe. Je n’ai jamais… vu Le seigneur des anneaux.

— Moi je sais ! s’exclama Jimmy. T’as déjà fumé de l’herbe, j’étais avec toi, c’était l’année dernière.

— Ah oui, c’est vrai que t’étais là, toi.

— Ça veut dire que t’as jamais vu Le seigneur des anneaux ? fit Clément.

— Non, ce genre de film ne m’attire pas.

— Tu sais pas ce que tu rates, dit Romain.

— Bon, c’est à moi, du coup ? demanda Jimmy. Alors… Je n’ai jamais grimpé au sommet de la Tour Eiffel. Je n’ai jamais baisé avec deux filles en même temps. Je n’ai jamais connu le plaisir de la sodomie.

— Ha ha ! Le décalage entre la première phrase et les deux suivantes ! s’exclama Clément.

Un silence de réflexion s’installa. Moi, je savais très bien la réponse, mais j’étais trop mal à l’aise pour ouvrir la bouche. Ce fût Romain qui fit une proposition le premier.

— Te connaissant, je dirais que tu t’es déjà fait deux nanas en même temps.

Jimmy secoua la tête dans un signe négatif.

— Hé non, c’est pas ça.

— C’est pas la Tour Eiffel, t’as le vertige, dit Lilian.

— Alors c’est la sodomie ? dit Clément. Qui est-ce que t’as enculé ?

Une lueur apparut dans les yeux de Lilian.

— Je crois que je sais !

Jimmy sourit.

— Je ne dirais rien.

— Tu peux nous dire si son cul était plus agréable que sa chatte, au moins ?

— Non, parce qu’elle avait pas de chatte, c’était un mec.

— Tu t’es tapé un mec ? dit Clément, surpris.

— Je te rappelle que tu t’es fait sucé par Andy.

Clément jeta un regard sur moi.

— C’est vrai. Et… non, ce n’est quand même pas…

— C’est Andy que t’as baisé ?

Voilà, c’était dit. Les mots avaient été lâchés.

Jimmy sourit, sans répondre.

— Oh putain, Andy !

— T’aimes ça, en fait ? demanda Clément.

— Heu…

La réponse était oui, mais je ne voulais pas l’admettre devant mes potes. Lilian répondit à ma place.

— Il adore ça. Il m’a pompé le dard au réveil l’autre jour, et c’était bon. Il a kiffé, et moi aussi.

— C’est cool, ça ! s’exclama Romain. Comme ça, si je suis en manque de pipe, je pourrais toujours te demander.

— Exactement ! confirma Jimmy.

— Tiens, d’ailleurs, poursuivit Romain, j’aurais bien envie qu’on me suce, là.

En disant cela, il ouvrit sa braguette et sortit sa queue, en semi-érection. Une bonne queue de black bien appétissante.

— Allez, viens, dit-il.

Je me ruais dessus, sous les rires de mes potes. Mon intérêt pour les bites n’était plus un secret.

Au grand désespoir de Jimmy, les trois filles de la plage ne le rappelèrent pas. Il passa sa frustration en me baisant presque tous les soirs restants de la semaine. Il s’était mis d’accord avec Lilian pour échanger leurs chambres. Ainsi, il pouvait profiter de moi à volonté. Je lui étais devenu complètement soumis. Jimmy était le plus vieux de nous tous, et il avait plus d’ascendant sur moi que n’importe lequel de mes autres potes.

Cette semaine de vacances finit par s’achever. Elle fut pour moi l’occasion de faire de nouvelles expériences, et je dois dire que je n’avais qu’une envie : recommencer. Heureusement, je ne dus pas attendre l’été suivant pour profiter à nouveau des queues de mes potes. La rentrée arrivait quelques jours plus tard et je les retrouvais tous. Tout ce que nous avions osé faire dans la villa des parents de Lilian me parut bientôt banal face à ce que je vécus au cours de cette dernière année au lycée.

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