Branle entre potes #1

Cet été, je vous propose un feuilleton dans lequel je vous raconte les aventures d’Andy :

Andy et ses potes partent une semaine en vacances dans la villa des parents de Lilian, sur la Côte d’Azur. Un soir, ils décident de se mater un porno sur le grand écran du salon. Mais les choses dérapent et plus rien ne sera jamais plus pareil entre les cinq amis. Particulièrement pour Andy.

Dites moi si ça vous plait !


Je m’appelle Andy, et j’allais avoir 16 ans, bientôt 17. Moi et mes potes, on allait passer une semaine sur la Côte d’Azur, avant la reprise des cours. Les parents de Lilian nous avaient prêté leur villa, c’était super sympa de leur part. Ça allait être génial. En septembre, on serait en terminale, il ne serait plus question de s’amuser. Enfin, on verra bien.

Lilian, c’était l’un de mes meilleurs potes. C’était le beau gosse de service, avec les cheveux toujours bien peignés en arrière, et le seul de notre bande à avoir une meuf, mais il avait préféré nous emmener nous plutôt que sa chérie. L’amitié, c’est sacré.

Le trajet se fit en voiture. Trois heures de route. Ça allait, ça se faisait. Bon, par contre, on devait se contenter de la voiture de Jimmy, le seul d’entre nous qui avait le permis. Sa vieille 205 non climatisée serait notre seul moyen d’arriver à bon port.

Jimmy avait un an de plus que nous, et ça se voyait. Il était plus grand et plus costaud que nous tous. À moins que c’était parce qu’il avait passé tout le collège et le lycée à faire du sport, la seule matière dans laquelle il excellait. Il était fan de rugby et cela se ressentait sur sa musculature.

Romain et Clément étaient les deux autres mecs de notre bande. Ils étaient frères, et aussi étrange que cela puisse paraître, ils étaient nés à quelques semaines d’intervalle. Pour être exact, ils étaient demi-frères. Leur père était en couple avec la mère de Romain et l’avait quitté  sans savoir qu’elle était enceinte. Entre temps, il était tombé amoureux de la mère de Clément, et le deuxième garçon fut conçu rapidement. Lorsque la mère de Romain accoucha, elle abandonna son fils à son père, et c’est ainsi que Romain et Clément grandirent ensemble.

Mon père me déposa chez Lilian. Jimmy était déjà arrivé, et le coffre de sa 205 était ouvert.

— Salut, mec, me lança-t-il, les bras chargés de bagages. Pose ta valise là, je m’en charge.

Il portait un bermuda et une chemise hawaïenne entrouverte, qui laissait entrevoir ses pectoraux puissants.

Je le saluai à mon tour et lui demandai :

— Les autres sont arrivés ?

— Il ne reste plus que Romain et Clément.

— OK, cool.

Pendant que Jimmy était en train de jouer à Tétris avec les bagages, j’avançai jusque dans la maison.

— Andy ! Salut !

Lilian, fidèle à lui-même, portait un short écru et un t-shirt rose. Plus bobo, tu meurs.

— Tu veux boire quelque chose ?

— Ce serait pas de refus, c’est vrai qu’il fait hyper chaud.

— Et attends qu’on soit enfermés dans la caisse de Jimmy…

À peine étions-nous entrés dans la maison que Romain et Clément se pointèrent. Ils avaient beau être frères, ils ne se ressemblaient pas du tout. D’abord Romain était noir, alors que Clément était blanc. La mère de Romain était ivoirienne, ce qui expliquait cette différence de teinte. Ensuite, Romain était sans doute le plus grand du lycée, après Jimmy. Clément, lui, faisait ma taille. Nos deux potes sortirent de la voiture avec leur propre valise et nous saluèrent.

— Alors ? Qui est prêt à passer la semaine la plus dingue de l’année ? s’exclama Romain, tout sourire.

Il ne savait pas à quel point elle allait être dingue. Surtout pour moi.

Après avoir bu une bière chacun, nous sommes montés dans la voiture de Jimmy. Lilian grimpa à l’avant, tandis que je pris place à l’arrière, avec les deux frères. Comme j’étais le plus petit des trois, je pris la place du milieu.

— Heu… y a pas de ceinture, dans ta bagnole ? demandai-je à Jimmy.

— Pas à l’arrière ! répondit-il. Ma 205 date de 1991. Et je vous interdis de dire que c’est une antiquité !

Lilian avait raison au sujet de la voiture de Jimmy, c’était un vrai four. On avait beau avoir ouvert les fenêtres, on crevait de chaud. Au bout de cinq kilomètres, Clément râla :

— C’est normal que mon t-shirt soit déjà tout trempé de sueur ?

Je lui lançai un regard. D’énormes auréoles s’étaient dessinées au niveau des aisselles ainsi que sur le torse.

— T’es pas le seul… répondit son frère, à qui le tissu collait littéralement à la peau.

Clément poussa un soupir.

— On va où déjà ? Ah oui, dans le Sud, là où il fait encore plus chaud !

— Oh ! Ne sois pas rabat-joie, dit Lilian. N’oublie pas qu’on aura la piscine, là-bas. On pourra traîner en maillot de bain toute la semaine.

— Ouais, ben je vais pas attendre d’être arrivé pour faire tomber le t-shirt, dit Clément.

Il joignit le geste à la parole et se débarrassa de son t-shirt. Son torse était luisant de sueur. C’était comme s’il venait de courir un marathon.

— Je vais faire pareil, tiens, dit Romain. Puisqu’on n’a pas de ceinture, autant en profiter.

Il se débattit avec son t-shirt, mais ne réussit qu’à le faire remonter légèrement, dévoilant ses adbos bien dessinés. Le tissu était tellement collé qu’il n’arrivait pas à le retirer.

— Heu, Andy, je vais avoir besoin de ton aide.

Je posai mes mains sur son dos, réussissant à agripper le bout de tissu. Il leva les bras et je lui fis passer son t-shirt à travers. Je le roulais en boule et le rendis à son propriétaire, tout en admirant le corps qui venait d’être dévoilé. La sueur sur sa peau noire mettait en avant ses muscles, beaucoup plus que chez son frère. Ses abdominaux saillants étaient impressionnants. Je le lui fis remarquer.

— Comment tu fais pour avoir des abdos comme ça ?

— Oh, ils ont rien d’extraordinaire, répondit-il d’un ton faussement modeste. Un peu d’aviron, c’est tout. Fais voir les tiens.

Je retirai mon t-shirt à mon tour.

— Tu n’es pas mal non plus.

Je n’étais peut-être pas mal, mais j’étais loin d’être à son niveau.

— Bon, vous avez pas bientôt fini de débattre pour savoir qui a la plus grosse ? dit Lilian.

— Ouais, ça, c’est le programme de ce soir, ajouta Jimmy.

On éclata tous de rire, sans vraiment comprendre ce qu’il voulait dire par là.

À suivre…

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